A Lens, l’horizon s’ouvre entre terrils verdoyants et éminents chevalements

Pendant 150 ans, le bassin de Lens a vécu par et pour le charbon. Afin de conserver les sites témoins de cet âge d’or révolu, le Bassin minier a été inscrit en 2012 sur la Liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Aujourd’hui c’est un nouveau visage que nous offre cette terre dont la mine a transformé de manière radicale ses paysages. C’est sur un ancien site minier que le musée Louvre-Lens a ouvert ses portes. Les terrils qui, par dizaines façonnent la plaine de Lens, sont progressivement colonisés par la végétation. Sur ces petites montagnes, dont on a longtemps pensé qu’elles détérioraient les paysages, des randonnées vous sont proposées.

Base 11/19 de Loos-en-Gohelle

Un ancien site minier requalifié à 2 pas du Louvre-Lens
Entre terrils et chevalements découvrez un grand site minier.

La Base et les terrils jumeaux du 11/19 constituent l’un des quatre sites du patrimoine minier conservés dans le Nord-Pas-de-Calais. Ces deux chiffres 11 et 19 font référence aux numéros des anciens puits de mine, 11 pour le chevalement métallique des années 1920 et 19 pour la tour de concentration en béton de 1960. Même si certains éléments ont disparu, le site présente l’avantage d’offrir une vision complète de ce que pouvait être un site minier avec le carreau de fosse, les terrils (résidus de l’exploitation du charbon) et la cité minière où logeaient les ouvriers. Aujourd’hui la Base 11/19 connaît une reconversion autour du développement durable et de la culture avec la Scène Nationale, Culture Commune, le CPIE La Chaîne des Terrils, le Centre de Développement d’Eco-Entreprises (CDEE), le Centre Ressource du Développement Durable (CERDD) et la jardinerie Delbard.

L’Office de Tourisme et du Patrimoine de Lens-Liévin vous propose des visites guidées de la base 11/19. Durée : 2h.
Tarifs : 6 € par personne, 3 € pour les étudiants, demandeurs d’emploi, et enfants de 12-18 ans, 1 € pour les enfants de 6-12 ans. Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.

Visite libre du site (signalétique d’interprétation) et des terrils (pour monter au sommet depuis le carreau de fosse et redescendre : compter 1h).

Visite guidée du site et des terrils avec le CPIE La Chaîne des Terrils : 03 21 28 17 28

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Centre Historique Minier de Lewarde

Situé à Lewarde, près de Douai, à 30 min de Lens
Le plus grand musée de la mine en France.

Le Centre Historique Minier, le plus important musée de la mine en France, propose au public de plonger dans l’univers de la mine à travers sept grandes expositions thématiques relatant le quotidien du mineur et de sa famille, l’histoire de l’exploitation du charbon ou encore la place des loisirs dans les cités. Le public pourra également descendre au coeur de la mine grâce à une visite guidée des galeries du fond, rythmée par le vrombissement des machines et assister à une rencontre-témoignage avec un ancien mineur pour compléter sa découverte de la culture minière.

Le Centre Historique Minier met à votre disposition de nombreux services : un restaurant-brasserie « Le Briquet », un espace boutique-café, un centre de documentation (sur réservation), un auditorium etc.

Des billets à tarifs réduits sont en vente à l’Office de Tourisme et du Patrimoine de Lens-Liévin :
– 10,60 € pour les adultes (au lieu de 12,50 € sur place)
– 6,40 € pour les enfants de 5 à 18 ans, personnes handicapées, étudiants, demandeurs d’emploi, etc

Fosse Delloye
Rue d’Erchin
59287  LEWARDE
www.chm-lewarde.com
+ 33 (0)3 27 95 82 82

Hôtel de Ville de Liévin

Cet édifice de la Reconstruction inauguré en 1926 marque la volonté de la municipalité d’afficher son pouvoir face à celui des compagnies minières.

Doté d’une architecture imposante avec son beffroi, ce bâtiment construit en béton armé est de style éclectique. Les vitraux de l’escalier d’honneur, réalisés par l’entreprise du maître verrier Alfred Labille de Lille, représentent des paysages de carreaux de fosses et une scène de retour des ouvriers après leur journée à la mine.

La Cité 12 de la Société des Mines de Lens

La cité 12, dite Saint-Edouard, constitue un ensemble patrimonial exceptionnel associant vestiges du site d’extraction, maisons d’ingénieurs et de porions, logements ouvriers et équipements collectifs.

Cette cité présente des qualités architecturales, urbaines et paysagères remarquables. L’avenue qui mène à la fosse offre une perspective monumentale marquée par la disposition du bâti autour d’une succession de terre-pleins et de places arborées. Parmi les équipements éducatifs, médicaux et religieux, l’église Saint-Edouard, édifiée selon les plans de l’architecte Louis-Marie Cordonnier, et le groupe scolaire témoignent de l’influence du style régionaliste. A proximité de l’ancienne fosse 12, les maisons d’ingénieurs et de cadres dominent la cité et traduisent par leurs importants volumes, leurs décors et leur implantation, l’autorité de la hiérarchie sur les habitants.

La Cité 9 bis à Lens

Edifiée sur les communes de Lens et de Liévin vers 1960, cette cité moderne illustre la capacité d’expérimentation et de renouvellement des Houillères en matière d’habitat ouvrier.

Dans le contexte de pénurie de logement de l’après Seconde Guerre mondiale, elles se tournent notamment vers ce procédé de construction préfabriqué dit « Camus » en référence au nom de l’ingénieur qui l’a mis au point. Ancien employé dans la production automobile, Raymond Camus adapte la méthode de la chaîne de montage pour élaborer un système de construction rationnel et industrialisé. Les panneaux de béton utilisés pour édifier les logements sont fabriqués dans des usines puis transportés par camion sur site où ils sont assemblés à l’aide de grues en quelques jours seulement. Par opposition aux « Camus hauts » édifiés sur 3 niveaux, les « Camus bas » de la cité 9 bis sont des logements de plain-pied.

La cité 9 de la Société des Mines de Lens

La cité 9, dite Saint-Théodore, était directement rattachée à la fosse du même nom sur laquelle a été édifié le musée du Louvre-Lens.

L’actuelle rue La Rochefoucauld, qui menait à l’entrée du carreau de fosse, regroupait l’essentiel des équipements collectifs. Implantées à chacune de ses extrémités, la maison de l’ingénieur et l’église Saint-Théodore (œuvre de l’architecte Louis-Marie Cordonnier) soulignent l’encadrement hiérarchique et moral de la Société des Mines de Lens sur les mineurs et leurs familles.
Réédifiée après les destructions de la Première Guerre mondiale, cette cité présente une diversité de modèles de logements caractérisés par l’alternance des matériaux mis en œuvre, la variété des volumétries de toiture et les décors de faux colombages.

La Cité des Provinces

Associée à la fosse 11/19, cette cité qui compte près de 600 logements appartient à un ensemble exceptionnel qui témoigne de la puissance de la Société des Mines de Lens. 

Construite à partir de 1894, elle est détruite lors de la Première Guerre mondiale puis reconstruite et agrandie au début des années 1920. Cité pavillonnaire structurée à partir d’une trame orthogonale, elle se singularise par les vastes parcelles qui entourent les maisons. Généralement groupées par deux ou trois, ces habitations offrent une grande richesse architecturale grâce à la variété des modèles. Le centre de la cité rassemble espaces verts et équipements collectifs. Illustrations du paternalisme minier, ces équipements renforçaient le fonctionnement autarcique de la cité sous l’autorité de la Société et constituaient un symbole de sa puissance.

Les Grands Bureaux de la Société des mines de Lens

L’actuelle Faculté des Sciences Jean Perrin abritait autrefois les bureaux centraux de la Société des Mines de Lens.

C’est dans ce bâtiment édifié entre 1928 et 1930 que vont être régis, jusqu’à la fin de l’exploitation charbonnière en 1990, le travail dans les fosses, la transformation, le transport et la commercialisation du charbon ainsi que la vie quotidienne des mineurs et de leurs familles (logements, œuvres sociales…).
Ses dimensions impressionnantes, son architecture régionaliste inspirée de la renaissance flamande, ses intérieurs Art déco et l’aménagement de ses jardins traduisent clairement la mise en scène d’un grand décor destiné à exprimer la puissance retrouvée de la Société des Mines de Lens suite aux destructions de la Première Guerre mondiale.

Découvrez ce site à l’occasion d’une visite guidée proposée par l’Office de Tourisme et du Patrimoine de Lens-Liévin.

Aujourd’hui propriété de l’Université d’Artois, le site accueille la Faculté des Sciences Jean Perrin et ses 1300 étudiants.

Horaires d’ouverture des jardins des Grands Bureaux :
Horaires d’été : de 9h à 18h
Horaires d’hiver : de 10h à 17h

Visites guidées proposées par l’Office de Tourisme et du Patrimoine de Lens-Liévin en 2017 :
– samedi 1er avril à 10h30, 11h30, 14h30 et 15h30 (visite de 15h30 en LSF)
– samedi 8 juillet à 10h30, 11h30, 14h30 et 15h30
– samedi 16 septembre à 10h30, 11h30, 14h30 et 15h30
– samedi 18 novembre à 10h30, 11h30, 14h30 et 15h30

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Les Grands Bureaux de la Société Houillère de Liévin

Ce vaste bâtiment en brique accueillait les services centraux, techniques, comptables, financiers et commerciaux de la Société Houillère de Liévin.

De nombreuses maisons d’ingénieurs et d’employés ont été édifiées dans la cité attenante afin de loger les cadres qui y travaillaient.

Totalement détruits lors de la Première Guerre mondiale, les Grands bureaux sont reconstruits sur le même modèle avec l’ajout d’un étage.
Les grilles qui entourent toujours le bâtiment étaient destinées à empêcher les mineurs de pénétrer à l’intérieur en cas de grève. A cette protection s’ajoutait autrefois la présence de la gendarmerie toute proche.
Après la Nationalisation des mines, les Grands Bureaux sont transformés en clinique et maternité de la Société de Secours Minière. Depuis 2000, ils accueillent le centre administratif de la ville de Liévin. Désormais, seuls le cartouche portant l’inscription « Les Grands Bureaux » et les bas-reliefs sur lesquels figurent les emblèmes du mineur rappellent l’ancienne fonction de cet édifice

Maison Syndicale

Haut lieu de mémoire des luttes ouvrières des mineurs du Pas-de-Calais

Haut lieu de mémoire des luttes ouvrières des mineurs du Pas-de-Calais

Edifiée en réponse à la catastrophe de Courrières de 1906, la Maison syndicale est un édifice emblématique des luttes ouvrières des mineurs.

Inaugurée en 1911 elle est détruite pendant la Première Guerre mondiale et reconstruite quasiment à l’identique dans les années 1920.
Les ouvriers venaient y recueillir des renseignements sur le fonctionnement des Caisses de Secours ou chercher l’aide du syndicat pour leurs problèmes professionnels. En façade, le fronton accueille un bas-relief glorifiant le travail du mineur. Lors des grandes grèves, le balcon situé en dessous permettait aux leaders syndicaux de s’adresser à la foule des mineurs rassemblés jusqu’à la Place du Cantin.

La Maison Syndicale abrite aujourd’hui le siège du Pays d’art et d’histoire ainsi que l’association Euralens et le siège de l’association Gauhéria. Elle accueille des expositions temporaires.

Quartier Saint-Amé

Le chevalement de Saint-Amé appartenait à la fosse n° 3 de la Société des Mines de Lens, établie à partir de juin 1858 sur le territoire de Liévin.

Un chevalet ou chevalement désigne la grande tour métallique, qui placée au dessus d’un puits, supporte les molettes, ces grandes poulies sur lesquelles passent les câbles de l’ascenseur transportant les mineurs et le charbon.

Le 27 décembre 1974, un coup de grisou au fond de la mine fait ici 42 victimes. A proximité du chevalement se tient l’église Saint-Amé avec, de part et d’autre, les écoles de filles et de garçons de la cité minière. Dans l’église, des vitraux contemporains de l’artiste Judith Debruyn ainsi qu’une œuvre du sculpteur britannique Raymond Mason rendent un hommage poignant aux victimes de la catastrophe et soulignent la dynamique de ce lieu à la croisée de la mémoire, du patrimoine et de l’art contemporain.

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CPIE Chaîne des Terrils

Une association qui propose des visites guidées sur les terrils.

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le site majestueux du 11/19 vous permettra de découvrir les richesses du patrimoine minier mais aussi du patrimoine naturel des terrils de notre région (carreau de fosse, géologie, paysage, faune, flore…). Une balade qui ravira petits et grands sur les pentes caillouteuses de ces géants de pierre.

Le CPIE Chaîne des Terrils est implantée sur le site 11/19 de Loos-en-Gohelle, un ancien carreau de fosse reconverti autour du développement durable qui héberge également la Scène Nationale Culture Commune. Ces deux chiffres 11 et 19 font référence aux numéros des anciens puits de mine et à leurs chevalements : l’ancien métallique du puits n°11 et le récent en béton du puits n°19. Le CPIE vous propose de découvrir ce site en compagnie d’un guide. Au départ de l’ancien carreau de fosse, sur lequel le guide procède à une lecture des bâtiments industriels (chevalement, salle des pendus, ateliers, maison du gardien…), vous gravirez les deux plus hauts terrils d’Europe (186m). De là-haut, vous bénéficierez d’un formidable panorama à 360° et pourrez admirer la richesse de la faune et de la flore présentés sur le site.

Des visites guidées d’autres terrils de la région, des circuits bus à la découverte du patrimoine bâti, des activités pédagogiques avec les scolaires, des rallyes-nature pédestres, des randonnées VTT et des courses d’orientation sont également proposées.

Demandez le programme à l’Office de Tourisme ou au CPIE.

Horaires d’ouverture :
du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 14h à 18h (sauf le vendredi : 17h)
le weekend sur réservation
Horaires de visite adaptés à la demande des groupes.

Depuis 1989, le CPIE Chaîne des Terrils oeuvre à la protection et à la valorisation des terrils, et les utilise comme support d’éducation au patrimoine historique et naturel à travers des visites guidées généralistes, des balades nature et des animations pédagogiques.

Plus d’information : www.chainedesterrils.eu – 03 21 43 25 95 – accueil@chainedesterrils.eu

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